France : Chers Bleus, attention, vous avez quatre adversaires !

Si les Bleus ont parfaitement négocié leur préparation au Mondial avec notamment deux victoires  probantes face à la Norvège (4-0) et  la Jamaïque (8-0), ils devront se méfier du Honduras, la Suisse et surtout l’Équateur, des adversaires d’un tout autre calibre. Sans oublier un dernier adversaire mystère que tout le monde semble avoir oublié.

Quelle importance accorder aux résultats des Bleus après une préparation réussie, dont l’aboutissement aura donné lieu à un festival offensif face à la Jamaïque (8-0), alors que se profile à l’horizon son premier match face à l’Honduras le 15 juin prochain ?

Ne faisons pas la fine bouche. Toute victoire est bonne à prendre pour la confiance, mais également bonne à relativiser avant le début du Mondial brésilien, événement planétaire qui verra la France affronter successivement le Honduras, la Suisse et l’Equateur. Des adversaires aux profils différents qui joueront certainement sans complexes. Alors méfiance. Messieurs, ne tombez pas dans le piège de la facilité.

National_Standard_of_Ecuador.svgL’Équateur, outsider numéro 1

La sélection équatorienne, qui affrontera la France le 25 juin prochain à Rio de Janeiro, est une équipe à prendre très au sérieuse dans la course à la qualification pour les huitièmes de finale.  En atteste son match nul face à l’Angleterre lors de son dernier match de préparation (2-2).

Quatrième de la zone sud-américaine, derrière l’Argentine, la Colombie et le Chili, irrésistible à domicile (7 victoires et 1 nul), la sélection menée par Reinaldo Rueda a en revanche eu plus de mal hors de ses bases avec une seule victoire au compteur. Avec un style de jeu porté vers l’avant, les Équatoriens (23e au classement FIFA) disposent de joueurs de qualités évoluant dans les grands championnats européens (Angleterre, Allemagne, Pays-Bas).

Au total, six joueurs ont déjà participé à une Coupe du monde dont l’emblématique, Edison Mendez (110 sélections).  Le capitaine de la « Tricolore » espère bien s’ouvrir les portes des huitièmes de finale. L’équipe en a le potentiel.

Les joueur clés

Antonio Valencia, le joueur de Manchester United, sera bien évidement l’homme à surveiller côté équatorien. L’Idole du pays (71 sélections, 8 buts) est un élément indiscutable au milieu de terrain. Sa vitesse d’exécution, sa technique et son sens du but pourraient faire très mal à la défense tricolore.  Sans oublier la puissance de l’attaquant Felipe Caicedo, joueur évoluant aux Emirats-Arabes-Unis (1m85, 78 kilos) et auteur de  15 buts en 49 sélections.

drapeau-suisse-carre.previewLa Suisse, fidèle au rendez-vous

Dix matchs, sept victoires, trois nuls pour aucune défaite, la Nati s’est facilement qualifiée pour le Mondial brésilien face à des adversaires de second plan. C’est avec un statut d’outsider qu’avance l’équipe entrainée par Ottmar Hitzfled, pourtant 6e au classement FIFA.  Lors de leur préparation, les Helvètes ont fait le boulot et engrangé la confiance nécessaire en s’imposant face à  la Jamaïque (1-0) et le Pérou (2-0), à l’issue de rencontres parfois poussives. Deuxième adversaire des Bleus le 20 juin prochain à Salvador, les Suisses devront d’abord passer l’obstacle de l’Équateur pour espérer mieux qu’une élimination au premier au tour comme en 2010.

Les joueurs clés

Peu utilisé au Bayern cette saison, Xherdan Shaqiri (33 sélections, 9 buts) est la star de l’équipe suisse. Milieu offensif polyvalent (même s’il excelle plutôt sur le côté droit), le joueur originaire du Monténégro s’est révélé sous les couleurs du FC Bâle avant de de devenir international en 2010 à seulement 18 ans.  Ses dribbles et sa frappe de balle constituent ses principaux points forts. Autre joueur à surveiller de près, le milieu napolitain Gökhan Inler. A Naples, sa polyvalence (en sentinelle devant la défense ou milieu offensif), sa vision de jeu et sa qualité de passe sont très appréciés.  Lichtsteiner (Juventus, 63 sélections) et Barnetta (Eintracht Francfort, 74  sélections) sont également des atouts importants pour la Nati.

drapeau-hondurasLe Honduras, l’invité surprise ? Pas sûr…

Face à une équipe qui a su imposer un énorme défi physique lors de son match de préparation face  l’Angleterre (0-0), les Bleus ne doivent pas s’attendre à une partie de plaisir dans une semaine à Porto Alegre.  Troisième derrière les États-Unis et le Costa Rica, les joueurs de Luis Fernando Suarez se sont payés le luxe de terminer devant le Mexique, qualifié par les barrages.

Pour rappel, il ne s’agit que de la troisième participation du Honduras à un Mondial après 1982 et 2010.  Défaits face à Israël (4-2) puis face à la Turquie (2-0) en matchs de préparation, les sud-américains devraient se présenter face à la France dans la même configuration que le Paraguay. Un bloc défensif très bas et des contres éclairs. L’objectif des « Los Catrachos » : une première victoire en Coupe du monde pour ce petit pays d’environ 8 millions d’habitants.  Contre la France, ça ferait tout de même un peu tâche…

Les joueurs clés

Noel Valladares, le gardien du CD Olimpia a déjà pris part aux JO de 2000, à la Copa America 2001 et aux éditions 1998 et 2011 de la Gold Cup. Avec 120 sélections, cet indiscutable titulaire, autrefois attaquant, n’est dépassé que par Amado Guevara.  Maynor Figueroa (Hull City, 103 sélections) et Wilson Palacios (Stock City, 93 sélections), autres éléments essentiels du dispositif (4-4-2) mis en place par le sélectionneur. Les Honduriens promettent un combat physique aux joueurs de Didier Deschamps. A l’image de Paul Pogba, Blaise Matuidi et Laurent Koscielny, le jeunesse tricolore devra garder ses nerfs… Sous peine de sanctions immédiates.

canstock1607575Adversaire surprise …. le climat !

Le pays hôte s’étend sur plus de 8 500 000 km2, compte 200 millions d’habitants et 4 fuseaux horaires. Au delà du décalage horaire, le Brésil se trouve sous l’influence d’un climat plus ou moins chaud et humide en fonction des régions dans lesquelles les équipes se trouveront.

Ainsi, un climat tropical est présent sur la quasi-totalité du territoire, avec des zones ayant un climat équatorial, subtropical ou encore semi-aride. Les disparités au niveau des températures pourront être importantes entre le Nord et le Sud. L’Équateur, habitué à jouer sur les hauteurs de Quito à plus de 2 500 mètres d’altitude, ne devrait pas trop souffrir du changement de climat, tout comme le Honduras, un pays au climat tropical chaud et humide sur les côtes, et plus sec à l’intérieur.

L’équipe de France, qui jouera son premier match à Porto Alegre, au sud-est du Brésil, devrait toutefois apprécier la douceur de l’hiver austral (20° prévue le 15 juin) avant de rejoindre Salvador et Rio de Janeiro, villes côtières où les températures sont proches de 30 degrés avec des taux d’humidité avoisinant les 100%.  Les organismes risquent de souffrir énormément. Arrivés hier dans leur camps de base de Ribeiréão Preto, au nord de Sao Paolo, les Bleus ont désormais cinq jour pour s’adapter.

Pierre Dujol, Observateur de France 24 à Lyon

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Pierre Dujol

Pierre Dujol

Pigiste et Mondoblogeur pour la Coupe du Monde au Brésil, le pays de la Samba ! Passionné par le foot et la virtuosité des gestes techniques. Et surtout fidèle supporter de l'Olympique Lyonnais.

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