Cameroun : les Lions indomptables sont ils vraiment camerounais ?

INFOGRAPHIE | Cette fois ça y est, les Lions indomptables sont arrivés au Brésil. Alors que le pays tout entier attend avec impatience leur premier match contre le Mexique le 13 juin, quels sont nos avantages, nos faiblesses ? La réponse se trouve, peut être, aux pieds de nos joueurs ? Alors l’hiver viendra t-il ? (Crédit photo : warrenski, Flickr/CC)

Je me suis reprise deux fois avant d’écrire ce billet. Je suis censée communier avec la sélection camerounaise, ne faire qu’un, être à l’unisson face à la célébration d’une prochaine victoire sur l’ensemble des 32 équipes qui participent au Mondial brésilien. Il faut accéder coûte que coûte au trône des sept couronnes. Désolée pour la comparaison avec Games of Thrones, mais la métaphore s’impose.

Partir des mille lieues et se proclamer roi – Champion – je pense que la métaphore a sa place dans ce billet. Nous sommes à la veille de la Coupe du monde : c’est donc le moment de s’interroger sur nos avantages, nos faiblesses.

L’éternel débat entre le niveau des locaux et celui des « expatriés »

Chaque joueur est doté d’un Fighting Spirit, Lions Spirit comme on dit au pays. En d’autres termes, notre combativité légendaire. Ce Lions Spirit serait-il tributaire d’une expérience ? Les joueurs locaux l’ont plus que ceux qui évoluent dans des championnats étrangers ?

Depuis peu, un éternel débat réside au pays dans cette affaire d’internationaux et d’expatriés. On aime importer au Cameroun.  Alors rien ne me surprend vraiment. Le sélectionneur est importé (un Allemand), les joueurs aussi. Oui !

Je m’amusais à regarder la provenance des joueurs. Je vous rassure, ce sont des Camerounais. Mais la plupart évolue dans des championnats étrangers. Je ne sais pas grand chose des critères de sélection. Mais j’ai remarqué que sur la liste des 23 joueurs sélectionnés, deux seulement viennent du championnat Camerounais. Le reste sont des expatriés.

Sept des 23  évoluent en France, six en Turquie, trois en Espagne, deux en Allemagne, deux Angleterre et un en Belgique. Géographiquement, l’Europe est représenté majoritairement… d’autant que le sélectionneur et et son staff sont Allemands.

Une idée de niveau du groupe ?

Selon le classement FIFA, le football français – premier fournisseur officiel des joueurs camerounais  – est classé à la 17e place, tandis que le foot turc, son second, est 35e (soit15 place avant nous).  Le foot anglais brille au10 ème rang mondial alors qu’il est représenté par deux joueurs dans le groupe des Lions indomptables. Deux joueurs également pour le très discipliné championnat allemand, alors que la la sélection germanique est deuxième du classement FIFA . Enfin, le foot très technique de l’Espagne – premier pays du classement – est représenté par deux joueurs.

De ce fait, l’expérience devient une force. Cependant, les plus grandes victoires ne viennent-elles pas de celles qui ont de l’audace? Celles qui veulent prouver au monde, celles qu’on n’attends pas. Cet inattendu, cette folie qui viennent des locaux. Roger Milla était un joueur local qui a fait la différence à chaque fois.

Alors locaux ou expatriés ?

Danielle IBOHN, Mondoblogueuse à Douala

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Danielle Ibohn
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