Élimination de l’Espagne : « Quand rien ne va, même le café dans ton bol cache un crocodile »

ILS ONT DIT | L’Espagne, championne du monde en titre, a été éliminée à la surprise générale hier après à peine deux petits matchs en Coupe du monde et après sa défaite contre le Chili. D’Abidjan à Antananarivo, en passant par Douala et Barcelone, voici la réaction à chaud de nos contributeurs.

Miquel Puig, Barcelone, Espagne : « On essaie de se rappeler les bons moments passés avec cette équipe… »

« Le silence était pesant en Espagne. C’est un échec total, quasiment un tabou depuis hier. Gardons en mémoire les bons moments qu’on a vécu avec cette équipe, ne soyons pas trop durs avec ces joueurs  qui nous ont donné beaucoup de bonheur durant le passé. Cela tombe vraiment mal, la veille du couronnement du nouveau roi… ça n’a pas de lien direct, mais c’est vrai que l’engouement aurait été beaucoup plus fort si l’Espagne avait été qualifiée. »

 

Edwige-Renée Dro, Côte d’Ivoire, Abidjan : « On a mis gbass sur eux ! »

A Abidjan,  les gens disent  « On a mis gbass sur eux » — cela veut dire, on leur a jeté un sort. C’est quoi qu’il arrive une coupe du monde qui nous promet encore plein de surprises à mon avis ! Quand on voit que les champions du monde en titre sont déjà dehors au bout de deux matchs…. je n’ai pas d’explication… peut être une mauvaise préparation ?

 

Pierre Dujol, Lyon, France « 7 buts encaissés, 1 marqué, c’est pire que la France en 2002 ! »

C’est la fin d’un cycle pour cette équipe, tout simplement, ils sont perdus, ils font presque de la peine à voir jouer… On rigolait bien sur l’Equipe de France en 2002, mais que ça fait du bien de voir l’Espagne sortir la tête basse de cette Coupe du monde au Brésil ! 7 buts encaissés en deux rencontres 1 marqué .. c’est vraiment un parcours ridicule !

 

Christophe Hulin, Pereira, Colombie ; « Diego Costa s’est trompé ! »

C’est réellement la fin du tiki-taka et un peu la seconde mort du Barça de Guardiola… On passe à autre chose, Xavi aurait même signé au Qatar? Ici au Brésil on se moque largement de Diego Costa! Il semblerait qu’il ait appelé Scolari car il s’est trompé en choisissant sa nationalité sportive!

 

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Andriamialy Ranaivoson, Antananarivo, Madagascar : « Qu’est ce que la France ou le Brésil auraient fait face au Chili et aux Pays-Bas ? »

« On jette la pierre à l’équipe d’Espagne alors qu’en face les Pays Bas et le surprenant Chili sont quand même très très fort. L’Espagne n’a pas mal joué. Le match d’hier a montré qu’ils ont essayé mais qu’ils n’ont pas eu de la chance. Si une autre nation comme la France ou le Brésil avait eu ces deux pays pour ces deux matchs, ça aurait donné quoi? Donc, je vais reprendre un nouveau proverbe malgache , ou plutôt deux pour illustrer : »Quand rien ne va, même le café dans ton bol cache un crocodile » et l’autre « Quand rien ne va, même une fiente de poulet te fait tomber »

Abdelkrim Mekfouldji, Blida, Algérie : « La fin d’un cycle »

Chaque grande équipe domine son monde durant un cycle. Celui-ci peut aller de 4 à 16 ans, le temps d’une génération. On pense à la Hongrie de Puskas, à la France de Platini et Zidane, au Brésil de Garincha et Pelé ; tout comme au niveau des clubs d’ailleurs et ce cycle quasiment naturel intervient même dans d’autres disciplines que le football et d’autres secteurs que le sport. L’Espagne rentre au pays, on oublie déjà que c’est le dernier détenteur de la Coupe du monde et on commence à pronostiquer sur les chances de chacune des sélections des Pays-Bas, de la France, du Brésil, de l’Allemagne ou de l’Argentine. À moins qu’une sélection surprise sorte du chapeau magique de cette discipline-reine.

 

Gaëlle Tjat, Douala, Cameroun : « Je salue la sortie d’une grande équipe »

 

C’est un choc c’est clair. Cependant, le sport a démontré une fois de plus qu’il ne reconnait ni le droit d’aînesse, ni le palmarès. La balle est ronde pour tout le monde. Néanmoins, je salue la sortie d’une grande équipe. Par la petite porte c’est vrai. Mais le champion reste champion. Viva Spain!

Nelson Deshommes, Port-au-Prince- Haïti : « Une équipe qui a été l’ombre d’elle même »

Malheureusement c’est la fin d’une génération dorée. une équipe espagnole qui n’est que l’ombre de lui-même, sans motivation et ni inspiration a bien fait en quittant la compétition aussi tôt. Ce sera un effort en moins pour les équipes sud-américaines.
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Basidou Kinda, Ouagadougou, Burkina Faso : « Le chapeau de l’Espagne est tombé ! »

 

« Ce qui fait un roi, c’est son chapeau. Quand celui-ci tombe, le roi perd sa majesté. Depuis que la Hollande a  administré une gifle magique à l’Espagne (5 buts à 1) son chapeau a commencé à flotter dans l’air. Face au Chili (2 buts à 0), le chapeau est tombé. Mais les crampons se croisent toujours pour savoir qui l’emportera. Que le fair-play aille mourir aux vestiaires (un Alexandre Song qui donne un coup de coude à son adversaire, ou Pépé qui donne un coup de tête…) pourvu qu’un pays soit couronné champion du monde. En 2 matchs, l’Espagne a encaissé 7 buts ; plus que le Cameroun qui, lui en a encaissé 5. La défaite a frappé à la porte de l’inconnu. Mais de sa majesté l’Espagne, qui de nous l’aurait pensé ? Ce pays a dominé le monde (Afrique du Sud 2010 en battant la Hollande 1 but à 0) et l’Europe (Euro 2012 en battant l’Italie 4 buts à 0). C’est donc en favori que l’Espagne s’est présentée au Brésil. Mais dès son premier match contre la Hollande (1 but à 5), il avait changé de visage. Et rien du futur n’annonçait un bon présage. Tout le monde savait que désormais qu’il se portait mal mais personne ne pouvait imaginer qu’il allait abdiquer aussi rapidement. »

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