Portugal : End of an era

Lisbonne ressemble curieusement à Londres ces derniers jours. Un nuage gris semble masquer l’horizon. Les petits enfants de Bobby Moore sont rentrés bredouille à la maison, tout autant ceux d’Eusebio. Le Cup s’éloigne encore pour les quatres prochaines années. Hard luck ! (Crédit photo : Marcello Casal Jr/ABr, Wikimedia Commons)

Une ère qui se termine ? En tout cas, les média portugais sont partagés suite à l’élimination de leur Selecao.

Certains évoquent ouvertement le départ du seleccionador, mais hésitent à proposer des candidats au poste – Carlos Queiroz, le Prof ? Mourinho, le SP1 qui a déjà répondu par la négative ? –  tandis que la chaîne publique RTP 1 accompagne l’encouragement du public, qui semble vouloir garder Bento jusqu’aux championnats d’Europe de 2016, quitte à diffuser en boucle les buts du Portugal contre les États Unis et Ghana et renouveler son espoir en son emblème national, CR7.

Un système de jeu défaillant, une équipe vieillissante

Les Portugais quant à eux, sont coriaces, plutôt courageux. Ils continuent de faire la fête et croire en leur équipe, tout en rapportant leur affection sur le Brésil, solidarité lusitanienne bien éprouvée depuis 1970. Ce n’est pas un hasard de voir les maillots Auriverde fleurir partout sur les terrasses de la Capitale et sur les plages de l’Algarve.

Il existe cependant un fait que les médias portugais ont négligé, bien que péniblement vécu. La débâcle contre l’Allemagne n’était pas une partie de plaisir, loin de là. Ce score « a eu le mérite » de dévoiler (tout de suite) les failles de tout un système de jeu (4/3/3). Il démasqua une équipe qui vieillit – quatrième équipe plus vieille par moyenne d’âge de ce Mondial – et un style de jeu que Bento, rigide, n’a retouché que rarement depuis son premier match , le 8 octobre… 2010  et une victoire 3-1 contre les Danois.

Que dire ? Guerreiro, Lopez et Oliviera (qui évoluent en France) sont restés à la maison. Rafa ? Il n’a pas joué. André Almeida ? Son jeu n’a pas fonctionné, faute de pratique en club. Il n’est pas surprenant dans ce contexte que les jeunes joueurs aient eu de la peine à s’imposer. Viennent ensuite les blessés parmi les titulaires, Rui Patricio, Helder Postiga, Fabio Coentrao qui ont ajouté leur lot de soucis.

CR7 ne peut pas tout faire

Quant au grand Ronaldo, il avait fini sa saison avec le Real déjà sur les rotules et semblait perdu face a l’Allemagne. Il a certes marqué contre le Ghana, mais il a été explicite : il a dit lui-même qu’il ne pourrait pas tout faire. L’évidence même quand on a vu que les automatismes offensifs se sont révélés inefficaces, faute de rodage suffisant

Alors, Bento partira ? Partira pas ? Le problème de la Selecao portugaise n’est pas la ! Cherchez la faille …

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Alex Caire
Poète, éditeur et chroniqueur littéraire, passionné de jazz , de sport et de littérature. Producteur de théâtre depuis 1994
Alex Caire

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