Les champions du Monde du ridicule

Le premier tour de ce Mondial brésilien s’est bouclé, et les premiers huitièmes de finale ont déjà livré leur verdict. Nous avons déjà vécu plus de 52 matchs d’une intensité à son paroxysme, parfois dans un suspense à couper au couteau. Les observateurs sont formels et unanimes : cette vingtième édition de la Coupe du monde est la plus spectaculaire de ces vingt dernières années. (Crédit photo : Ailura, Wikimedia Commons)

Des buts, du rythme, des coups de théâtre, des renversements de situation, une ribambelle de buts… Les footeux en ont eu pour leur soif pendant la première quinzaine de ce Mondial brésilien.

Mais au milieu de ce climat footballistique, beaucoup se sont illustrés de manière moins glorieuse . Beaucoup ont agi comme des imbéciles. Beaucoup se sont ridiculisés. Cette première partie du Mondial nous a parfois réservé un spectacle hallucinant. Passage en revue des troupes.

Les Lions indomptables du Cameroun

Ils détiennent la palme d’Or parce qu’ils ont commencé à se ridiculiser avant même d’avoir mis le pied dans l’avion qui devait les amener au Brésil. « Pas de fric, pas de Coupe du monde« , qu’ils disaient.

En 2010, les Bleus ont refusé de descendre du bus, en 2014, les Lions indomptables ont refusé de monter dans l’avion. Le ridicule ne s’est pas arrêté là : le Cameroun a perdu ses trois matchs, en encaissant 9 buts et en ne marquant qu’un seul.

Les personnages clés de ce désastreAlexandre Song, qui a donné un coup de coude totalement inexplicable à Mandzukić lors de Cameroun-Croatie. Benoît Assou-Ekotto qui a administré un coup de tête à son propre coéquipier durant le même match et Alain Nyom qui a poussé méchamment Neymar dans le dos lors de Brésil-Cameroun. Lequel Neymar s’est fait justice en corrigeant le Cameroun (4-1).

Le Ghana, même combat, même résultat

En ex æquo sur la première marche du podium du ridicule, on retrouve la sélection ghanéenne qui, comme celle du Cameroun, a plus joué en équipe en dehors du terrain que sur en menaçant de faire grève pour les primes avant leur troisième match contre le Portugal. Résultat : une mallette de trois millions de dollars en liquide a été dépêchée depuis Accra.

Ici, les hommes forts sont Kevin Prince Boateng, insipide sur le terrain, qui a montré qu’il savait par contre cogner en s’en prenant à l’un des membres du staff à l’aide de son iPad. Il a été imité par Sulley Muntari., et les deux hommes ont été logiquement virés du groupe ghanéen. John Boye, pris en train d’embrasser ses cent mille dollars de primes. Lequel a montré sa gratitude en marquant un but contre son camp quelques heures après pendant le match contre le Portugal. On n’oubliera pas le fait qu’ils aient refusé dans leur ensemble de répondre aux journalistes en zone mixte après leur élimination.

De vrais mercenaires on vous dit. Quand on sait que les joueurs iraniens ont joué avec le même jeu de maillots pendant tout le tournoi et n’ont pas perçu de primes !

Le cas Suarez

Luis Suarez est un attaquant génial. L’un des tous meilleurs arpentant actuellement les terrains de football. Mais aussi l’un des plus couards et fourbes que la terre ait portés. On le connaissait déjà pour sa main lors du quart de finale qui opposait son pays l’Uruguay au Ghana pendant la Coupe du monde 2010. On connaissait ses paroles et son comportement racistes.

Luis avait déjà mordu un adversaire à deux reprises : quand il jouait à l’Ajax d’Amsterdam et une autre fois en tant que sociétaire de Liverpool. Et il a remis ça il y a quelques jours. Cette fois, sa victime fut le malheureux Giorgio Chiellini. Suarez s’est lamentablement justifié en disant que sa bouche avait malencontreusement percuté l’épaule de son adversaire. Neuf matchs de suspension bien mérités.

Sauf que l’autre larron de l’histoire, la FIFA, a eu un comportement tout aussi ridicule dans l’affaire. Un comportement qui a réussi à faire passer Luis Suarez pour un martyr. La sanction était certes justifiée, mais ne nécessitait absolument pas que des délégués de la FIFA débarquent en plein entraînement de l’Uruguay, arrachent son accréditation à Suarez, lui fassent plier derechef ses bagages et mettent manu militari dans le premier avion pour Montevideo. Un comportement peu cavalier et intolérable. Une attitude qui a ému le peuple uruguayen et l’Amérique du Sud dans son ensemble. Et même poussé Giorgio Chiellini, la victime de la morsure, à déclarer que le comportement de la FIFA a été excessif.

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René Jackson Nkowa
Diplômé de faculté de droit et d'école de commerce, je me passionne pour la communication, le management et l'écriture. Un peu geek sur les bords, j'aborde la vie avec une certaine poésie. Bonne lecture.
René Jackson Nkowa

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2 réflexions sur “ Les champions du Monde du ridicule ”

  1. Bon article sur les licences que les footballers du mondial se sont permis! Tu fais bien aussi de citer la FIFA comme un acteur ridicule de l’évènement. Pour cette intervention musclée auprès de Luis Suarez certes, mais aussi car le mécontentement gronde toujours au Brésil. Mais sans la mobilisation des téléspectateurs internationaux, rien ne bougera, et on continuera à bâtir un stade gigantesque et sans perspective d’avenir dans une nouvelle ville tous les quatre ans (pour ceux qui lisent l’allemand ici l’article sur Cuiaba et Natal http://www.welt.de/wirtschaft/article129386266/Suedafrikas-weisse-Elefanten-sind-Brasiliens-Horror.html ).

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