« Moi, Brésilien, je ne l’imaginais même pas dans mon pire cauchemar »

COUP DE GUEULE | A Natal, dans le nord-est du Brésil, Fabio Santana est depuis le début de la compétition un Observateur enthousiaste. Mais hier, comme 200 millions de Brésiliens, il a vécu un cauchemar lors de Brésil-Allemagne.

Même si nous savions tous que l’élimination des Auriverde était possible face à cette puissante équipe Allemande, personne n’aurait jamais pu imaginer une telle rouste.

Je me suis réveillé en ce 8 juillet avec beaucoup d’espoir en pensant que la qualification du Brésil était possible. Le fait de jouer dans le stade de Belo Horizonte, qui nous avait déjà vu venir à bout (certes péniblement) du Chili était à mon sens un avantage. Les récents matchs, toujours poussifs, présentait un léger mieux, plus d’engagement, notamment contre la Colombie. Le gros point d’interrogation était évidemment l’absence de Neymar, mais surtout à mon avis de Thiago Silva. Décrié pour ses problèmes psychologiques, il allait être remplacé par Dante, que je voyais, avant le match, comme la clé de notre défense, lui qui a l’habitude d’affronter les défenseur allemands en Bundesliga…

La plus grande humiliation brésilienne en coupes du monde

Vers 16 heures, je me suis donc installé dans le centre commercial de Cidade Jardim, dans le quartier de Neópolis à Natal, où j’ai l’habitude de suivre les matchs.

J’étais anxieux, et très excité à l’idée d’une finale de mon équipe dans mon pays. Mais cette anxiété n’a duré que peu de temps, car les Allemands ont ouvert  le score immédiatement. Immédiatement, j’ai pensé à la France, qui avait également concédé un but rapidement, mais qui avait réussi à inquiéter l’Allemagne, recroquevillée ensuite dans sa moitié de terrain pendant une grosse partie du match. Je me disais qu’avec nos atouts offensifs et notre public, nous pouvions rapidement revenir au score.

La fin des illusions

Mais ce qui a suivi, nous ne l’avions même pas imaginé dans nos pires cauchemars. Les buts s’enfilaient comme des perles. 5-0. Beaucoup de supporteurs n’ont pas eu le courage de rester pour la deuxième mi-temps et sont rentrés vaquer à leurs occupations chez eux…

 

Le supporter brésilien pleure après l’élimination des auriverdes à grande-finale dela coupe du monde 2014. (Crédit photo: Fabio Santana).
Un supporteur brésilien pleure très triste après l’élimination des Auriverdes  (Crédit photo: Fabio Santana).

 

La Coupe du monde se termine en fracas pour nous. Joueurs comme supporteurs, je ne sais pas comment nous allons nous remotiver pour la petite finale qui aura lieu samedi. Une troisième place pour une équipe qui possède 5 étoiles ? C’est indigne du Brésil qui jouait à domicile.

Fabio Santana, Observateur France 24 h à Natal (Brésil).

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Santana
Salutations à tous! Je m'appelle Santana Fabio. Je suis brésilien. Je suis né à Recife, le chef-lieu de l'état du Pernambouc, au nord-est du Brésil. Actuellement, j'habite à Natal, le chef-lieu de l'état du Rio Grande do Norte. Je suis Ingénieur d'Halieutique. Je travaille au domaine de l'Aquiculture. Toutefois, je suis tout d'abord un passionné par la francophonie. Voilà !

7 réflexions sur « « Moi, Brésilien, je ne l’imaginais même pas dans mon pire cauchemar » »

  1. Votre surprise et déception sont aussi celles de plusieurs millions de supporters de la Selecao, à travers le monde. L’absence de Neymar et de Thiago n’expliquent pas tout.

    Qu faisaient les Dieux du Vaudou? Il faudrait les licencier.

  2. Courage et bonne chance pour la reconstruction de votre seleçao.

    Je suis triste pour vous supporters brésiliens, mais je sais que votre équipe reviendra plus forte la prochaine fois.

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