Robert Genicot

Belgique : Origoal envoie les Diables rouges en huitièmes

DIAPORAMA | La rencontre face à l’Algérie fut déjà difficile, celle contre la Russie dimanche dévoila encore un peu plus certaines lacunes des Diables Rouges. Grâce au jeune natif d’Ostende Divock Origi – devenu Origoal pour la circonstance – les joueurs de Marc Wilmots sont cependant parvenus à faire sauter le verrou russe en toute fin de partie. Une victoire sur le fil, suivie comme la précédente par la joie des milliers de supporters réunis sur l’hippodrome Wellington. (Crédit photo : Robert Génicot)

Le soleil rayonnait sur la ville balnéaire d’Ostance, et tout le monde pensait pouvoir assister à une bataille rangée, certes, mais à la portée des Diables.

Ce ne fut pas le cas : les Belges ont du attendre la 88e minute pour voir « enfin » le petit Origi – 19 ans – porter ses couleurs vers les huitièmes de finale. Parmi l’assistance du Wellington, peu de monde s’imaginait que Divock allait en claquer une afin de pouvoir poursuivre l’aventure brésilienne. Il l’a fait, et c’est bien ainsi.

Ambiance avant, pendant et après la rencontre

Avant ce dénouement sur le fil, la journée avait commencé dans l’ambiance brésilienne, avec danseuses et musique de circonstance. Ensuite, une fois le match débuté, le stress s’est installé, les mines se sont allongées.

Surtout qu’après le but salvateur, les quatre dernières minutes devenaient pratiquement insupportables pour des fans aux cœurs chancelants!

En fin de compte, l’important fut de prendre les trois points, et pour cela, rien à dire. Néanmoins, si la Corée du Sud jeudi prochain ne peut que décider de la place au sein du groupe H, il sera impératif de remporter aussi une victoire, car rencontrer l’Allemagne dans ces conditions de jeu pourrait signifier le retour à la maison au terme du second tour. Allez, on y croit, quand même !

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Belgique : 4.000€ pour un camping pourri

COUP DE GUEULE | Tout un pays est derrière son équipe nationale, et plusieurs milliers de supporters ont fait d’énormes sacrifices afin de pouvoir soutenir les joueurs là même où se dispute la Coupe du monde. Rien  de plus normal, si on a vraiment le foot dans la peau. Par contre, devoir débourser plus de 4.000 € pour effectuer le voyage vers le Brésil, et faire du camping, certains ne le digèrent pas.  (Le Devillage concentre les critiques, crédit photo : @pspcommunications)

Bon d’accord, cette somme comprend « aussi » le voyage vers la Mecque du foot, et ce n’est certes pas négligeable. Mais au delà de cette considération, 2.500 € pour le logement dans ce qui devait être le paradis sur place, le fameux « Devillage », sous la houlette de l’Union belge de football, pour finalement être reçus comme « des animaux » : les supporters belges s’insurgent logiquement. Dès l’arrivée sur place, ils ont pu constater que le camping était loin d’être au Top.

Reportage de la chaine web DH.be.

De multiples choses ne fonctionnaient pas, et une semaine après le début des hostilités, on est toujours dans l’enfer, mais pas du jeu. Problèmes d’eau chaude, de nombre de douches, d’hygiène, de danger d’électrocution – et j’en passe – font monter la colère des fans des noir-jaune-rouge.

 

La faute à personne ?

Le bras de fer entre la fédération et les pauvres supporters n’est pas prêt de s’apaiser. Il en revient que l’URBSFA sous-traite l’organisation à une firme néerlandaise, Oranjecamping, et donc ne peut assurer l’entièreté des promesses véhiculées sur la contrat de location des fans. Du coup, les deux camps se renvoient la balle…

Pour tenter d’apaiser les tensions, le responsable de la société sur place Jokko de Wit a proposé une « Happy Hour » sur les bières le soir entre 17 h 30 et 19 h, un ticket de bus pour se rendre à Copacabana et une réduction (permanente) du prix des boissons de 2,25 euros à 2 euros. « Pour la bière, on n’en a pas besoin, elle est moins chère là-bas et meilleure…« , lui ont cependant répondu les supporters.

Certains supporters ont déjà rejoint des hôtels

Le conflit s’enlise, et les jours passant, rien de neuf à l’horizon, si ce n’est qu’une compensation financière de 50 euros par personne et par nuit « devrait » être accordée aux campeurs du Devillage. Ajoutons que plusieurs d’entre-eux ont déjà quitté les lieux, pour se rendre dans des hôtels, sous de meilleures conditions.

Espérons toutefois que la situation s’améliorera, d’autant que les Diables Rouges ne sont pas prêts de revenir en Belgique…


Mondial 2014: état déplorable du camping « Devillage » réservé aux Belges à Rio, sur RTL.be

Robert Genicot, Mondoblogueur à Ostende, Belgique


Belgique : supporter, oui, déborder, non!

Au terme de la victoire des Diables Rouges sur l’Algérie mardi, tout ne fut pas « rose » dans le royaume. En effet, aux scènes de liesse -très compréhensibles – vinrent se greffer des débordements,  avec le décès d’un supporter à Bruxelles. Dans plusieurs villes, l’affrontement entre fans des Diables et des Fennecs ont obligé les forces de l’ordre à revoir leur plan d’encadrement de la prochaine soirée et le match contre la Russie dimanche à 18 heures. (Crédit photo : Robert Génicot)

Déjà, bien avant le début de cette Coupe du Monde 2014, les autorités belges avaient pris des mesures afin d’interdire la vente d’alcool aux abords des écrans géants. Cette pratique fut respectée, sans doute, mais visiblement pas assez.

A Bruxelles, un homme d’une quarantaine d’années a fait le malin en escaladant une statue de la Bourse, et malheureusement fut déséquilibré avant de chuter tête première sur le sol. Transporté très vite à l’hôpital, il est décédé le lendemain matin décès. Par ailleurs, les forces de l’ordre ont dut s’interposer entre partisans belges et algériens.

Incidents à Charleroi, La Louvière et Nivelles, Liège…

Aux abords du stade du Heysel – enceinte mythique, marquée par le triste le souvenir de la finale de la Coupe  d’Europe des Champions 1984-1985 entre Liverpool et la Juventus avant laquelle 39 personnes furent tuées et 600 autres blessées – on enregistra aussi des « mouvements d’humeurs » entre supporters.Ce fut également le cas à Charleroi, à La Louvière et à Nivelles. Dans un autre endroit, à Hannut, un policier fut blessé. A Liège, les supporters belges, cette fois seuls, montèrent à l’assaut de bus des transports en commun, où se trouvaient des voyageurs tout à fait étrangers à la cause du football. Pas étonnant que des réunions de crise se soient tenues un peu partout, afin d’étudier la manière de stopper ce genre d’actions et de renforcer la sécurité lors du prochain match. Néanmoins, il faut bien souligner que les supporters russes seront bien moins nombreux que les Algériens. Par contre, l’alcool sera encore et toujours le centre d’intérêt de préoccupations des fans de foot.

Interdiction de vente d’alcool « fort » deux heures avant et après les matches

Parmi les mesures prisent par les autorités de la ville d’Hannut, celle d’interdire la vente d’alcool – principalement des spiritueux, whisky ou encore vodka – est la plus importante.

La bière est quant à elle épargnée par l’arrêté du bourgmestre (maire) de la cité. Si on ne peut pas vendre, personne n’interdit en revanche de venir équipé… Et on voit mal comment mettre en place une fouille de supporters, alors qu’il ne s’agit pas de stades, ni de salles, mais bien d’endroits ouverts, comme les places communales.

Pour la police fédérale, le souhait le plus cher n’est autre que la fête -car en somme la Coupe du monde doit être avant tout une fête – se passe dans une excellente ambiance, sans devoir contenir les débordements, et en respectant l’autre.

Espérons que la soirée de dimanche sera l’occasion de réellement faire s’amuser, avant, pendant et surtout après la rencontre Belgique-Russie.

Robert GENICOT, Mondoblogueur à Ostende, en Belgique


BELGIQUE : La marée rouge vue d’un hippodrome !

La Belgique, au bout du suspens, a battu l’Algérie 2-1 dans son premier match du Mondial. Notre contributeur belge a suivi le match dans un hippodrome à Ostende en Belgique, qui a vécu au rythme de la samba.

Que ce fut difficile, ce premier match des Diables au Brésil! Bien la preuve qu’il ne faut jamais vendre la peau du Fennec, avant de faire monter le banc. La Belgique s’en sort très bien, dans cette confrontation qui aurait pu se terminer bien mal, de par les fautes que l’arbitre ne trouva pas excessives. Mais bon, en football il faut aussi un peu de chance, et ce n’est pas les hôtes de cette Coupe du Monde -du moins dans leur premier match- qui nous contrediront.

Mais que dire alors du muscle cardiaque des supporters, réunis sous les écrans géants dans un royaume n’en faisant qu’un. Aux quatre coins du pays, tant au nord qu’au sud, la folie noire-jaune-rouge s’est manifestée dans un bel ensemble. D’Anvers à Bastogne, d’Eupen à Ostende, les trois couleurs nationales brillaient de tous feux. Pour notre part, nous étions sur l’hippodrome Wellington, sur la Côte, où 6.000 fans des Diables allaient vivre intensément, et parfois trop, une partie démente de leurs poulains.

Quatre-vingt minutes à se morfondre, à pester sur cette balle qui ne voulait pas entrer dans le but, et surtout sur l’incapacité des joueurs à faire le maximum pour qu’il en soit ainsi. Le but libérateur de Marouane Fellaini fut le déclencheur de bien des espérances, mais aussi d’explosion de joie, jusque là bien enfuie.

Cette vidéo montre l’ambiance de ce premier soir de fête des fans des Diables. Mais aussi, quelques photos de ce qui fut une terrible angoisse, avant l’exultation.

 

Vous pouvez retrouver les photos sur ce blog.

 

Photos et vidéo de Robert Genicot, d’Ostende en Belgique


La réunification de la Belgique passera par le Mondial !

Dans moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, les Diables Rouges vont entrer dans le vif du sujet. Mexico 86 doit toujours être dans la mémoire des « anciens » tandis que pour le plus jeunes, cette qualification pour le Mondial brésilien compte pour une première. Le minimum syndical pour les hommes de Wilmots, ce devrait être une place en quarts de finale… Mais gageons qu’ils puissent parvenir en demi, comme de pense un certain Felipe Scolari, excusez du peu. (Crédit photo : Erik Drost, Wikimedia commons)L’homme – et surtout la femme – de la rue se sentent concernés par cette Coupe du monde brésilienne, dans un pays aux prises avec les problèmes linguistiques, et les formations « des » gouvernements, suite aux élections européennes du 25 mai dernier.  En ce sens, une campagne, ne fusse que footballistique, augmente le rapprochement du peuple.

Bizarrement, le Roi Philippe nomma le grand-chef des nationalistes – paradoxe à la belge, mais le vainqueur des élections en Flandres occupait la pole – afin de l’informer sur les forces en présence pour la formation du gouvernement fédéral. On n’est pas encore sorti de l’auberge !

Le Mondial, échappatoire idéal

Mais alors, il faut bien une échappatoire dans ce monde politique. Car il faut se souvenir aussi qu’au terme du dernier suffrage législatif, il fallu attendre 541 jours pour voir une équipe gouverner.

Qu’à cela ne tienne, les Diables Rouges vont nous faire vivre un mois d’enfer, un mois de souffrances pour les supporters, du moins ils en sont convaincus. A commencer par le Grand Jojo, chanteur ayant déjà stimulé les aînés en 1986, lors du Mondial du Mexique. Il remet le couvert, jugez plutôt :

Stromae aussi est de la partie

Mais bien évidemment, il n’est pas le seul artiste à vouloir profiter de l’aubaine. Notre « Maestro » national se régale avec un air adapté à l’événement, qui d’ailleurs devient l’hymne officiel des Diables:

Afin de supporter réellement nos joueurs, quoi de plus naturel d’écrire une petite bafouille, et de la mettre en musique :

Si après tous ces encouragements nos joueurs ne réussissent pas leur entrée, c’est à ne plus rien y comprendre.

Se souvenir de Mexico…

Vingt-quatre heures après l’entrée en matière des Bleus, et face à une équipe Algérienne ne représentant pas l’Everest, bien qu’il faille toujours se méfier de ces formations, les Diables devront voir rouge, et le supporter – affublé d’une bonne bière – devra « mordre sur sa chique » afin de garder son cœur en état de marche.

En fin de compte, le plus important pour les non-footeux et l’inverse des autres ce n’est pas tellement le résultat final, mais bien la progression et l’adrénaline entourant cet événement. Après Mexico, certains osaient dire que plus jamais on ne verrait cela. Au Japon en 2002, nous nous sommes contentés d’un huitième très discrets, pour terminer neuvième tout comme en 90, en Italie, et 94, aux States. En 1998, en France ce fut encore plus rapide, puisque trois petits matchs et puis s’en vont. Difficile de croire que les Diables réitéreront cette exceptionnelle participation de 1986 à Mexico, durant laquelle ils s’étaient hissés jusqu’en demi-finale.

Ca c'est du belge
(Crédit photo : Robert Génicot)

Tout le monde devant son écran !

Alors oui, le Brésil devrait quelque peu servir à la « réunification » du plus vaillant des peuples de la Gaulle. Si le foot ne devrait servir qu’à cela, je veux bien remettre des crampons. Donc tout un pays devant ses écrans, de toutes tailles, ce mardi sur le coup de 18h. Allez les Diables…

En attendant, les supporters se sont envolés ce dimanche matin à destination de Belo Horizonte, comme le montre ce reportage de RTL-TVI. Et ils espèrent vivre une grand Coupe du monde…

Robert GENICOT, Mondoblogueur en Belgique