Santana

Brésil : Natal s’inquiète de l’avenir de son stade

VIDEO | Selon la presse brésilienne, beaucoup de stades construits pour la Coupe du monde seront transformés en « Éléphants Blancs« . Autrement dit : ils ne serviront plus à rien. Notre blogueur Fabio Santana a demandé leur avis sur cette question aux supporters des trois clubs que compte la ville de Natal, au nord-est du pays. (Crédit photo : R. Lucena, Flickr/CC)

L’Arena des Dunas a une capacité d’environ 40. 000 personnes. La ville de Natal possède trois équipes de football professionnelles : ABC Futebol Clube, América Futebol Clube et Alecrim Futebol Clube.

Si ces équipes comptent un grand nombre de passionnés,  deux d’entre elles – ABC et Alecrim – possèdent déjà des stades propres. Enfin l’autre grand problème de Natal, c’est qu’à la différence de son voisin Recife, où les Brésiliens supportent Sport Recife, Santa Cruz ou Nautico, la grande partie des habitants de Natal soutiennent des équipes du sud-est du pays.

L’avis des supporters d’America, d’ABC et d’Alecrim

Les supporters João Silva (ABC), José Castro (Alecrim) et Gilberto Cavalcanti (América), ils pensent que l'Arena des Dunas survivra l'avenir. (Crédit photo: Fabio Santana).
Les supporters João Silva (ABC), José Castro (Alecrim) et Gilberto Cavalcanti (América). Avis d’eux, le stade Arena des Dunas survivra à l’avenir. (Crédit photo: Fabio Santana).

J’ai pu écouter de l’opinion des supporters de trois équipes de Natal. João Silva est un fan du ABC. Pour lui, l’avenir du stade Arena des Dunas dépendra de l’accès du ABC à la première division du football brésilien, car le stade serait alors pein lors d’affrontements avec les équipes du sud-est.

José Castro (Alecrim) ne pense pas que le stade survivra seulement avec des matchs de football : il deviendrait rentable avec quelques spectacles et un Festival de musique.

Efnin, Geraldo Cavalcanti (America de Natal) ne s’attend pas à ce que le stade soit plein. Il pense cependant que l’Arena des Dunas sera toujours un belle carte postale pour la ville.

Vous pouvez retrouver ces trois avis dans la vidéo ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=VZ01iQ3v6UQ&feature=youtu.be

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Natal : petit souvenir pour les champions du Monde

Enfin, la Coupe du monde de foot au Brésil 2014 s’achève. Les Allemands auront été la meilleure équipe. Pour leur rendre hommage, j’ai choisi huit images – comme le nombre de buts qu’ils auront marqués en demi-finale puis en finale – pour rendre hommage aux hommes de Joachim Löw.

La ville Natal a été le théâtre de quatre matchs pendant la phase de poules de la Coupe du monde; ici, nous avons accueilli les supporters de Cameroun, du Mexique, des États-Unis, du Ghana, de la Grèce, du Japon, de l’Italie et de l’Uruguay.

Durant leur séjour,  ils ont pu fréquenter des hauts lieux touristiques de la ville. En forme d’hommage pour les champions du Monde allemands, j’ai choisi huit de ces endroits, comme autant de buts allemands contre le Brésil en demi-finale (7-1) puis contre l’Argentine (1-0 a.p.)

Allemagne 7-1 Brésil

Allemagne (1-0) - Le Mont du Chauve. Il est un important poist touristique de Natal. Dans cette image a été inspirée l’architecture du stade Arena des Dunas. (Crédit photo: Fabio Santana).
Allemagne (1-0) – Le Mont du Chauve. Point touristiqueimportante  de Natal. Cette vue a inspiré l’architecture du stade Arena des Dunas. (Crédit photo: Fabio Santana).
Allemagne (2-0) -  Le Chateau Pub Bar dans le quartier Ponta Negra. (Crédit photo: Fabio Santana).
Allemagne (2-0) – Le Château Pub Bar, situé dans le quartier Ponta Negra. (Crédit photo: Fabio Santana).
Allemagne (3-0) - Le stade Maria Lamas Farache Du ABC Football Club, il a été le centre d'entrainement de la seleção mexicaine à Natal. (Credit photo: Fabio Santana).
Allemagne (3-0) – Le stade Maria Lamas Farache du ABC Football Club de Natal, il a été le centre  d’entraînement de la Seleção mexicaine. (Crédit photo: Fabio Santana).
Allemagne (4-0) - Le Musée du Centre de lancement de la Barreira do Inferno de l'armée brésilienne à Natal (Crédit photo: Fabio Santana).
Allemagne (4-0) – Le Musée du centre de lancement de la Barreira do Inferno de l’aéronautique brésilienne à Natal (Crédit photo: Fabio Santana).
Allemagne (5-0) - La plage de Cotovelo à Parnamirim, dans la grande Natal.
Allemagne (5-0) – La plage de Cotovelo à Parnamirim, dans la grande Natal.
Allemagne (6-0) - Le plus grand cajueiro (arbre à cajou) au monde avec 8500 mètres carrés  à Pirangi, la grande Natal. (Crédit photo: Fabio Santana).
Allemagne (6-0) – Le plus grand cajueiro (arbre à cajou) au monde avec 8 500 mètres carrés à Pirangi, la grande Natal. (Crédit photo: Fabio Santana).
Allemagne (7-0) - Le stade Arena des Dunas. Il est un Carte Postale de Natal. Il a accueilli 4 matchs de foot dans la coupe du monde du Brésil. (Crédit photo: Fabio Santana).
Allemagne (7-0) – Le stade Aréna des Dunas. Il a accueilli quatre matchs de foot lors du Mondial brésilien. (Crédit photo: Fabio Santana).

Allemagne 1 – 0 Argentine

Allemagne (1-0) - Le Centre-Commercial Cidade Jardim, le plus ancien de Natal. Il a reçu les supporters des équipes qui ont joué à Natal. (Crédit photo: Fabio Santana).
Allemagne (1-0) – Le Centre commercial Cidade Jardim est  le plus ancien de Natal. Il a reçu les supporters des équipes qui ont joué à Natal. (Crédit photo: Fabio Santana).

Pour finir, je pense que la victoire allemande est logique : la meilleure équipe a gagné. Désormais, le Brésil compte 5 étoiles sur son maillot, et l’Allemagne et l’Italie 4.

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Brésil-Pays Bas : match de foot ou enterrement ?

Ambiance d’enterrement pour les supporters brésiliens après le match Brésil – Pays Bas (0-3). Encore une fois, les Auriverdes ont déçu leurs fans. (Crédit photo : Fabio Santana).

Samedi, les Brésiliens ont dit adieu à leur Coupe du monde. L’enjeu  de la dernière place : la troisième place, qu’occupera finalement les Pays Bas.  Bien que la presse locale ait essayé faire motiver le peuple brésilien pour le match, le terrain leur a offert un nouveau cauchemar quelques jours après le calvaire allemand.

La Fédération du commerce a ignoré le match

Pendant les matchs du Brésil dans ce Mondial, tout les commerces fermaient leurs portes au public pour permettre aux gens de suivre les rencontres. Mais samedi au moment du coup d’envoi, tout était ouvert dans et autour le Centre commercial Cidade Jardim de Natal.

Différemment des autres matchs du Brésil, le commerce a ouvré normalement quand du match Brésil - Pays Bas. (Crédit photo: Fabio Santana)
Différemment des autres matchs du Brésil, le commerce a ouvré normalement quand du match Brésil – Pays Bas. (Crédit photo: Fabio Santana).

Nouvelle déception brésilienne

Les supporters étaient méfiants, et ils avaient de quoi après le massacre allemand pour en demi-finale (7-1).

Pour confirmer ces craintes, le match commençait quand les Pays Bas marquaient un premier but, dès la deuxième minute. Les supporters ont cru revivre le cauchemar de mardi dernier puisque le Brésil souffrait et encaissait un second but (2-0).

Pendant la second mi-temps, j’ai pu parler avec un groupe de quatre jeunes adultes qui regardaient le match. Ils m’ont appris qu’ils s’attendaient et même espéraient une autre défaite des Auriverde. ils n’étaient pas préoccupés avec le score, et profitaient seulement d’être réunis entre eux. La victoire finale des Oranje (3-0) et leur troisième place ne les a donc pas trop dérangés…

L'un groupe de jeunes hommes et de jeunes femmes en regardant le match de foot Brésil - Pays Bas (0-3) au Centre-Commercial Cidade Jardim. (Crédit photo: Fabio Santana).
L’un groupe de jeunes hommes et de jeunes femmes en regardant le match de foot Brésil – Pays Bas (0-3) au Centre-Commercial Cidade Jardim. (Crédit photo: Fabio Santana).

Après cette ultime défaite, les sentiments de défiance et de déception étaient visibles sur les visages des supporters brésiliens. Le football auriverde a perdu sa crédibilité. L’après-Mondial devra être l’occasion de nombreuses réflexions et d’un nouveau recommencement, en visant la nouvelle édition en Russie 2018.

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« Il faut que le Brésil perde la petite finale »

Désormais la Seleção brésilienne n’a plus aucune chance de conquérir la Coupe du monde 2014. La troisième place est encore possible… mais selon notre Observateur brésilien à Natal, il faut que le Brésil perde. Voilà pourquoi. « Cette année, c’est nous qui devons finir dans le cercueil » explique notre Observateur. Photo Wikimedia Viniciusmc

Après le spectacle affligeant qu’a livré notre équipe à Belo Horizonte face aux Allemands que je n’imaginais même pas dans mes pires cauchemars, les Auriverdes doivent déjà se retrousser les manches pour la petite finale à Brasília dans 2 jours. Autour de moi, et malgré la déception, beaucoup de Brésiliens souhaitent conclure de meilleure façon la compétition. Mais moi, je ne suis pas d’accord avec cette analyse.

En cas de victoire du Brésil : « c’est pas mal non ? »

Au Brésil, nous avons l’habitude d’être influencé par une forte communication de la part des politiques ou même d’agences de communication qui essaient par tous les moyens de cacher ce qu’il ne faut pas montrer. Ici encore, j’observe depuis mardi, passée la déception et la colère de la défaite,  une sorte de tentative d’enfouir cette humiliation face à l’Allemagne.

Ma plus grand peur est que l’équipe brésilienne gagne ce dernier match, peu importe la manière, et que toute faiblesse soit immédiatement oubliée. En cas de victoire, la faiblesse de notre attaque et de notre milieu de terrain seraient relégués au second plan.  Il faut un vrai coup de balai dans cette équipe. Si nous gagnons, il n’est pas impossible que certains éléments de l’équipe, qui n’ont absolument rien montré en 2014 soient encore là en 2018 en Russie. Et pas seulement les joueurs, mais aussi des membres du staff technique ! Car l’argument sera : « quand même, nous avons terminé 3ème, c’est pas mal non ? »

En cas de défaite brésilienne : montrer au grand jour les faiblesses

Une défaite est, à mon sens, la meilleure option pour le Brésil aujourd’hui.Entre finir troisième ou quatrième, c’est quoi qu’il arrive bonnet blanc et blanc bonnet. Un dernier match catastrophique appuierai cependant là où ça fait mal, mais confirmerait une nouvelle fois les faiblesses de cette équipe face aux Pays-Bas, une équipe avec des joueurs de classe mondiale.

Longtemps nous avons été bernés par la victoire en Coupe des confédérations qui a masqué le manque de préparation de notre équipe pour cette Coupe du monde. La faiblesse mentale et la fragilité de cette équipe contre l’Allemagne ne doivent pas seulement apparaître comme un accident, mais comme un véritable état de fait.

ça peut paraître sarcastique, mais il faut en finir avec ces questions d’émotivité de la Seleçao. Que cette équipe perde son dernier match, et qu’on n’en parle plus. Et qu’on commence, dimanche, a préparer sur de nouvelles bases la conquête du titre Mondial en Russie en 2018.

Fabio Santana, Observateur de France 24 à Natal (Brésil). 

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« Moi, Brésilien, je ne l’imaginais même pas dans mon pire cauchemar »

COUP DE GUEULE | A Natal, dans le nord-est du Brésil, Fabio Santana est depuis le début de la compétition un Observateur enthousiaste. Mais hier, comme 200 millions de Brésiliens, il a vécu un cauchemar lors de Brésil-Allemagne.

Même si nous savions tous que l’élimination des Auriverde était possible face à cette puissante équipe Allemande, personne n’aurait jamais pu imaginer une telle rouste.

Je me suis réveillé en ce 8 juillet avec beaucoup d’espoir en pensant que la qualification du Brésil était possible. Le fait de jouer dans le stade de Belo Horizonte, qui nous avait déjà vu venir à bout (certes péniblement) du Chili était à mon sens un avantage. Les récents matchs, toujours poussifs, présentait un léger mieux, plus d’engagement, notamment contre la Colombie. Le gros point d’interrogation était évidemment l’absence de Neymar, mais surtout à mon avis de Thiago Silva. Décrié pour ses problèmes psychologiques, il allait être remplacé par Dante, que je voyais, avant le match, comme la clé de notre défense, lui qui a l’habitude d’affronter les défenseur allemands en Bundesliga…

La plus grande humiliation brésilienne en coupes du monde

Vers 16 heures, je me suis donc installé dans le centre commercial de Cidade Jardim, dans le quartier de Neópolis à Natal, où j’ai l’habitude de suivre les matchs.

J’étais anxieux, et très excité à l’idée d’une finale de mon équipe dans mon pays. Mais cette anxiété n’a duré que peu de temps, car les Allemands ont ouvert  le score immédiatement. Immédiatement, j’ai pensé à la France, qui avait également concédé un but rapidement, mais qui avait réussi à inquiéter l’Allemagne, recroquevillée ensuite dans sa moitié de terrain pendant une grosse partie du match. Je me disais qu’avec nos atouts offensifs et notre public, nous pouvions rapidement revenir au score.

La fin des illusions

Mais ce qui a suivi, nous ne l’avions même pas imaginé dans nos pires cauchemars. Les buts s’enfilaient comme des perles. 5-0. Beaucoup de supporteurs n’ont pas eu le courage de rester pour la deuxième mi-temps et sont rentrés vaquer à leurs occupations chez eux…

 

Le supporter brésilien pleure après l’élimination des auriverdes à grande-finale dela coupe du monde 2014. (Crédit photo: Fabio Santana).
Un supporteur brésilien pleure très triste après l’élimination des Auriverdes  (Crédit photo: Fabio Santana).

 

La Coupe du monde se termine en fracas pour nous. Joueurs comme supporteurs, je ne sais pas comment nous allons nous remotiver pour la petite finale qui aura lieu samedi. Une troisième place pour une équipe qui possède 5 étoiles ? C’est indigne du Brésil qui jouait à domicile.

Fabio Santana, Observateur France 24 h à Natal (Brésil).


Natal : les Ghanéens sont partis, la fête aussi

À Natal, le départ des supporters des Black Stars n’est pas passé inaperçu. Les Brésiliens regrettent la joie, l’enthousiasme et le charisme des Ghanéens qui ont conquis les fans auriverde. Mais même après leur retour au pays, tous pensaient que la fête se poursuivrait, puisque le Brésil est toujours dans la compétition. Et pourtant… (Crédit photo : Fabio Santana)

A Natal, la présence de supporters des Black Stars avaient donné lieu à des fêtes mémorables, durant lesquels Brésiliens et Ghanéens regardaient les matchs ensemble et écoutaient de la musique de leurs deux pays au Point 7, dans le quartier Ponta Negra.

Le lieu était un agréable point de rendez-vous pour le peuple de natal et touristes. (Crédit photo: Fabio Magno).
Le lieu était un agréable point de rendez-vous pour le peuple de Natal et les touristes. (Crédit photo: Fabio Magno).

Brésil-Colombie: où étaient les supporters ?

Depuis le départ des Ghanéens, la fête est finie. J’ai pu le vérifier à l’occasion du match Brésil-Colombie. Je voulais aller le regarder au Point 7, mais l’endroit était vide : les Ghanéens étaient rentrés chez eux.

Mais le Brésil est toujours dans la compétition, alors pourquoi cette absence de ferveur ?

La point 7 à Natal il n'y avait pas rien après la départie des ghanéens (Crédit photo: Fabio Santana).
Point 7 à Natal : l’endroit est vide depuis le départ des Ghanéens (Crédit photo: Fabio Santana).

Grâce à quelques commerçants qui travaillent dans le quartier, j’ai appris que toute la structure autour des soirées – écran géant, scène, équipements audio et lumières… – appartenait aux Ghanéens. Ils avaient leur matériel dans un grand bateau, qui a fait le chemin inverse avec dans ses cales ce qu’il avait amené au Brésil. Idem pour les supporters ghanéens.

Un départ qui a sonné la fin de la fête. La mairie de la ville n’a pas eu envie de prendre le relais, en raison du village FIFA Fan Fest qui se trouve dans un autre endroit de la ville. Désormais, la fête n’est plus qu’un vieux souvenir…

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