Pierrick de Morel

France : le bilan mitigé des Bleus face aux sélections africaines

INFOGRAPHIE | Lundi, l’équipe de France affronte le Nigeria pour une place en quarts de finale de la Coupe du monde au Brésil. L’occasion de se pencher sur les performances des Bleus face aux équipes africaines durant les précédents Mondiaux. (Crédit photo : Warrenski, Flickr/CC

Quatre matchs, deux victoires et deux défaites : si la France a rarement croisé la route des sélections africaines lors des précédentes Coupes du monde, ces rencontres ne se sont pas toujours bien passées pour les Bleus.

Quatre matchs donc, mais seulement trois adversaires puisque l’Afrique du Sud a déjà rencontré la France deux fois, en 1998 – victoire des Bleus 3-0 – et en 2010 – défaite tricolore 1-2.

2002 et la surprise sénégalaise

La France a également croisé la route du Sénégal en 2002, lors du match d’ouverture du Mondial nippo-coréen qui avait marqué les esprits : dominé par les Lions de la Teranga (0-1), les joueurs de Roger Lemerre ne s’étaient jamais remis de cette défaite et le champion du Monde en titre avait quitté la compétition dès le premier tour.

Enfin, le dernier adversaire des Bleus n’était autre que le Togo : c’était en 2006 pour le troisième et dernier match du groupe G. Obligés de gagner pour accéder aux huitièmes de finale, Zidane & co étaient facilement venus à bout (2-0) d’une équipe des Eperviers minée par des histoires de primes…

Se méfier des Super Eagles

Pour ce huitième de finale contre le Nigeria qui s’annonce d’ores et déjà bouillant, les Bleus vont donc croiser un adversaire qu’ils connaissent très mal pour ne l’avoir jamais joué en Coupe du monde, et une fois en amical.

Cette seule et unique confrontation face aux Super Eagles date de juin 2009, avec une victoire du Nigeria (0-1). Une nouvelle preuve qu’il ne faudra pas prendre cette équipe à la légère.

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Médias : revue de presse internationale après le premier tour

Alors que le coup d’envoi des huitièmes de finale est donné ce samedi avec le match Brésil-Chili puis Colombie Uruguay, nous avons demandé à nos blogueurs quelles unes de quotidiens les avaient marquées durant le premier tour. Revue de presse internationale. (Crédit photo : Harshil Shah, Wikimedia Commons)

Les unes de quotidiens sont toujours un bon moyen de comprendre comment est perçue la performance d’une équipe de football dans son pays. Victoire ou défaite : un titre résume souvent la performance d’une sélection, parfois en un seul mot, sinon en une phrase.

Les Mondoblogueurs et les Observateurs qui suivent avec assiduité le Mondial ont donc sélectionné pour vous les premières pages qui ont marqué leur attention durant la première quinzaine de la compétition.

L’Algérie à la folie

Les Fennecs en huitièmes de finale d’une Coupe du monde, cela ne s’était jamais vu. C’est donc tout logiquement que les médias algériens ont salué la performance des joueurs de coach Vahid après leur match nul face à la Russie (1-1), qui leur a permis de prendre la deuxième place du groupe H. PicMonkey Collage2 « La une de El Watant – Darouha, ils l’ont fait ! – reflète ce que le peuple algérien est capable réaliser, explique Abdelkrim MEKFOULDJI. Le titre émane d’une publicité pour un produit national qui avait pu être réalisé à l’époque des vaches maigres. Aujourd’hui, la sélection algérienne a également réalisé un exploit ! D’où ce titre révélateur ainsi que l’image montrant tout un groupe uni : techniciens, joueurs, soigneurs. Cela illustre la concorde et cohésion d’un groupe »

Autre couverture à avoir retenu l’attention du blogueur, celle du quotidien Al Khabar en langue arabe, sur laquelle on peut lire : « La folie« . « La folie, elle était sur le terrain dès la fin du match mais également dans les tribunes ainsi qu’à travers toute l’Algérie, raconte le supporter des Fennecs. Une vraie folie qui a vu déferler des marées humaines de partout, de tout âges, femmes et hommes dans la rue pour exprimer leur joie dans un pays exténué mais qui a su trouver des ressources pour veiller jusqu’à tôt le lendemain afin de s’éclater. »

C’est beau, des équipes qui gagnent…

Autres équipes à avoir connu la victoire durant ce premier tour : la Colombie et la France. D’où ces unes d’El Tiempo pour les Cafeteros et de L’Equipe pour les Bleus. PicMonkey Collage3  Christophe HULIN, qui vit en Colombie, raconte :

« Un pays uni : le journal El Tiempo fait paraître ce 22 juin là sa version dominicale avec en première page un titre fédérateur autour du Mondial 2014. La Colombie sort d’une campagne présidentielle délicate avec des coups bas, des accusations de tricherie, un fort absentéisme dans les urnes, le tout sur fond d’espionnage. El Tiempo a donc raison selon moi de montrer une population rassemblée derrière sa Sélection de football (à juste titre), en opposition avec ses espoirs déchus d’une politique plus égalitaire et moins nombriliste. Le quotidien conclut cette une en affirmant que cette union est « le meilleur but de notre Sélection au Brésil ». Tellement vrai.

De mon côté, j’ai retenu ce titre de L’Equipe – « Vertigineux » – qui a marqué les esprits en France : contre la Suisse, Olivier Giroud et ses coéquipiers ont atteint des sommets au terme d’un match totalement fou. En plus de la victoire (5-2), les Bleus ont affiché un état d’esprit qui a permis d’oublier l’humiliation de Knysna quatre ans auparavant. Depuis le début du Mondial, les quotidiens français de manière générale affichent une tendance : les joueurs de Didier Deschamps ont leurs chances dans ce Mondial. Inimaginable il y a six mois…

Promesses non tenues

Et puis il y a ces sélections dont on attendait beaucoup et qui nous ont déçues, comme la Côte d’Ivoire par exemple.  « Les Eléphants n’y sont pas arrivés, l’exploit tant attendu, la victoire, est restée sur les bords de la lagune Ebrié, se désole Zak Le Messager. Toute la Nation est déchirée. Critiques acerbes, demande de démission, règlements de compte, tout le monde y va de son grain de sel. Mais la défaite est là, nos chers Éléphants sortent de la compétition sans avoir pu nous amener au second tour ». Pourtant, Abidjan Sports avait l’air d’y croire avant le match décisif face à la Grèce, finalement perdu par les hommes de Yaya Touré…

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« Au moins, les supporters retiendront qu’on n’a pas été ridicules dans cette compétition, se console le supporter des Éléphants. On attendait beaucoup de cette équipe, peut-être un peu trop. L’adrénaline est descendue, on passe à une autre étape, et retour à la compétition pour la prochaine CAN… »

Enfin, il y a ceux qui ont de la mémoire, comme Serge KATEMBERA. Il y a un an, quasiment jour pour jour, l’Espagne perdait face au Brésil en finale de la Coupe des Confédérations. « Nous reviendrons« , titrait alors Marca…

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Finalement, les Espagnols ont été éliminés dès le premier tour, sans panache. « Ils nous promettaient qu’ils allaient revenir, s’amuse le blogueur. On les a vu, effectivement ! Assez drôle… »

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Uruguay : El Pistolero, le vampire récidiviste

Il a remis ça ! Déjà suspendu en 2010 puis en 2013 pour avoir mordu un adversaire, l’attaquant uruguayen Luis Suarez s’en est pris mardi à l’épaule du joueur italien Giorgio Chiellini. Ce coup de dent – capté par les caméras de télévision et immédiatement repris et détourné par les internautes du monde entier – en dit long sur un personnage controversé.

Fou pour les uns, génie pour les autres : Luis Suarez est un joueur qui ne laisse personne indifférent.

Lundi, lors du match entre l’Italie et l’Uruguay, décisif pour l’avenir des deux équipes dans ce Mondial, l’attaquant de Liverpool et de la Celeste s’est rendu coupable d’un geste inadmissible, qui n’a pas fini de faire réagir : alors qu’il ne restait que 10 minutes à jouer, El Pistolero a profité d’un contact avec Giorgio Cheillini pour planter ses dents dans l’épaule du milieu de terrain italien.

Une pluie de détournements

Cette agression totalement folle a évidemment fait le tour des réseaux sociaux, qui ont débordé d’imagination : ainsi, certains ont détourné les images de la Goal Line Technology pour prouver qu’il y avait bien eu morsure, tandis que d’autres faisaient appel à leurs classiques du septième art :

Et quand il n’endossait pas le costume d’un dinosaure ou d’un serial killer, Luis Suarez s’est retrouvé dans la peau d’un chien qu’il faudrait envoyer  à la fourrière, ou sur lequel on devrait placer une collerette.

Suarez, ce récidiviste

Mais derrière ces détournements se cache un geste qui n’a en réalité rien d’étonnant pour un joueur déjà sanctionné à deux reprises dans sa carrière pour des agressions de ce type. La première, c’était en 2010 : alors qu’il portait le maillot de l’Ajax, Luis Suarez avait mordu Otman Bakkal (PSV Eindhoven) avant d’écoper de sept matchs de suspension.

Rebelote trois ans plus tard, à Liverpool : cette fois, c’est le défenseur de Chelsea Branislav Ivanovic qui est victime des dents de El Pistolero, suspendu 10 rencontres. La dernière morsure en date est donc loin d’être surprenante, et avait même été prévue en avril 2013 par le Docteur Thomas Fawcett, un psychologue du sport interrogé par la BBC après l’agression d’Ivanovic :

Je dirais que dans les cinq prochaines années, si quelque chose venait toucher la corde sensible de Suarez dans une situation similaire, il réagirait de la même façon.

Le main contre le Ghana, son autre coup d’éclat

La légende autour de Luis Suarez ne tient cependant pas qu’à ses coups de dents. Le joueur s’est illustré par d’autres triches en tout genre, relevées par le site de So Foot, et dont la plus célèbre date du 3 juillet 2010, lors du quart de finale de Coupe du monde entre l’Uruguay et le Ghana.

Durant les prolongations, l’attaquant des Black Stars Adiyiah reprend un ballon de la tête qui file vers le but de la Celeste. Et alors que le portier est dépassé, c’est Suarez qui s’interpose et arrête le ballon de la main. Le joueur est logiquement expulsé, mais le Ghana rate le penalty qui suit avant de s’incliner durant la séance de tirs aux buts. Le journaliste de France 24 Alexandre Capron, présent au stade ce jour-là, se rappelle d’une anecdote qui en dit beaucoup sur la personnalité du joueur :

« Quelques minutes après le match, je me retrouve en zone mixte, ou Forlan et compagnie passent devant la presse. Puis Suarez arrive. Tous les journalistes se ruent sur lui, et je me retrouve coincé entre la barrière et les journalistes, juste devant lui. Et je l’entends dire distinctement en espagnol : « Je suis fier de mon geste, d’avoir fait ça pour mon pays, c’est comme une main de dieu qui nous a sauvé ». A ce moment-là, j’ai compris que ce mec n’avait aucun honneur, aucun panache. «

Le problème, c’est que ces histoires ternissent l’image d’un footballeur unanimement considéré comme génial : meilleur buteur de Premier League cette saison (31 buts), convoité par les plus grandes écuries européennes – dont l’enthousiasme pourrait cependant être refroidi par l’épisode de lundi – Suarez fait briller les équipes dans lesquelles il joue.

Vers une fin de Mondial ?

Dernier exemple en date : la phase de groupes du Mondial. A peine remis d’une opération du genou, Suarez assiste depuis le bord de la pelouse à la défaite des siens face au Costa Rica (1-3).

Pour le match suivant face à l’Angleterre, déjà décisif pour l’Uruguay, Suarez est sur le pré et inscrit deux buts qui relancent son équipe autant qu’ils éliminent les Three Lions.

L’Uruguay n’est donc pas aussi dangereuse avec Suarez que sans : dommage pour la Celeste, elle pourrait être privé de lui pour la fin de la coupe du Monde. Car si le joueur a tenu à minimiser l’incident – déclarant qu’il ne fallait pas en faire « toute une histoire » – la Fifa a ouvert une procédure disciplinaire et devrait bientôt se prononcer sur cette affaireEl Pistolero pourrait être suspendu pendant plusieurs matchs et voir son Mondial s’arrêter sur cette morsure.


Insolite : qui sont les meilleurs animaux-devins du Mondial ?

VU SUR LE NET | Qui ne se souvient pas de Paul le Poulpe, ce céphalopode allemand qui s’était rendu célèbre en prédisant à l’avance les vainqueurs des matchs de la Coupe du monde 2010 ? Depuis l’invertébré est mort, et de nombreux animaux à travers le monde tentent de lui succéder. Avec plus ou moins de succès. (Crédit photo : Tilla & Mbz1, Wikimedia Commons)

Certains animaux peuvent-ils prédire les vainqueurs des matchs de football ? En 2010, le regretté Paul le Poulpe s’était retrouvé sous le feu des projecteurs en parvenant à donner à l’avance la plupart des résultats des rencontres du Mondial sud-africain.

Mais entre-temps, le devin aquatique est décédé, et de nombreux animaux tentent de le remplacer à travers le monde. Avant de savoir sur quelle équipe placer vos économies, petit tour d’horizon des pires et des meilleurs devins pour ce Mondial brésilien.

Big Head, la tortue brésilienne

Big Head a 25 ans, vit dans le sanctuaire pour tortues de Praia do Forte (Brésil) et a été mise à contribution pour cette Coupe du monde dans son pays, comme le montre ce reportage télévisé :

Taux de fiabilité : 50 %. Si Big Head a vu juste pour le premier match de la Seleçao, elle a ensuite prédit une victoire du Mexique face aux hommes de Felipe Scolari. Problème : les deux équipes ont fait match nul (0-0).

Predictaroo, le kangourou australien

Le Mondial avait plutôt bien commencé pour Predictaroo. Depuis le zoo de Beerwah, dans le Queensland, le petit kangourou avait vu le Brésil battre la Croatie, puis les Pays Bas s’imposer face à l’Espagne et enfin le Chili battre l’Australie.

Puis sa crédibilité en a pris un coup quand l’animal a annoncé que le Portugal allait battre l’Allemagne puis, peut-être par excès de chauvinisme, prédit la victoire de l’Australie sur les Pays Bas avant un succès du Japon sur la Grèce…

Taux de fiabilité : 50 %. Une statistique qui peut fait douter des talents divinatoires du petit marsupial…

Madame Shiva, le cochon d’Inde suisse

Plus petit que son collègue australien, Madame Shiva est le devin auquel les Suisses ont décidé de faire confiance. Pour les débuts de la Nati, le rongeur a vu juste en estimant que l’équipe helvète allait s’imposer face à l’Equateur.

De nouveau consultée pour le deuxième match de la Suisse contre la France vendredi, elle voit son équipe s’imposer pour la seconde fois d’affilée. Une mauvaise nouvelle pour les supporters français ?

Taux de fiabilité : pour le moment, Madame Shiva a eu raison avec sa prédiction sur Suisse-Equateur. Mais il faudra plus d’un match pour savoir si les pronostics du rongeur sont fiables.

Shaheen, le dromadaire émirati

Après les premières prédictions de Shaheen, beaucoup se sont dit qu’il était , le successeur de Paul le Poulpe. En effet, le dromadaire vivant aux Emirats Arabes Unis avait deviné les bons résultats pour les rencontres Brésil-Croatie, Pays Bas-Espagne, Italie-Angleterre et Argentine-Bosnie.

Les choses se sont finalement gâtées lors du match Portugal-Allemagne, puisque le camélidé s’attendait à une victoire des coéquipiers de Cristiano Ronaldo… finalement balayés 4-0 par la Nationalmannschaft. Puis Shaheen s’est de nouveau trompé lors du match Belgique-Algérie, prédisant un succès des Fennecs…

Taux de fiabilité : 70 %. Depuis ses mauvaises prédictions, Shaheen à de nouveau vu juste pour le match Brésil-Mexique, prédisant la victoire de la Seleçao.

Nelly, l’éléphante allemande

Nelly est une habituée des prédictions : depuis 2006, elle a pris l’habitude d’envoyer un ballon dans le but surmonté du drapeau ou de l’écusson de son équipe favorite. En 2013, elle avait annoncé à l’avance la victoire du Bayern Munich en finale de la Ligue des champions. Pour la Coupe du monde, c’est donc tout logiquement que les Allemands ont tourné leurs regard vers le zoo d’Hodenhagen pour lui demander son avis.

Pour le Mondial, l’éléphant a déjà vu juste en voyant l’Allemagne contre le Portugal. Elle a ensuite prédit que les joueurs de Joachim Löw allait s’incliner face au Ghana, qui a pourtant bien mal débuté son Mondial après son revers contre le Etats-Unis (1-2). Nelly aura-t-elle juste pour cette nouvelle prédiction ? Réponse samedi.

Taux de fiabilité : entre la Coupe du monde féminine de football en 2006, celle des hommes en 2010 et l’Euro 2012, Nelly a déjà 30 bons résultats sur 33, soit un taux de fiabilité de… 90 % ! L’éléphante semble donc être l’animal qui maîtrise le mieux les arts divinatoires.

Mais aussi…

Et si le meilleur devin de cette Coupe du monde était non pas un animal mais… un être humain ? Le Wall Street Journal, repris par le site français Slate, révèle ainsi qu’un certain Lee Young-pyo, ancien joueur de football sud-coréen, se serait révélé particulièrement bon pour prédire certains scores du Mondial brésilien.

Il aurait ainsi prévu la défaite de l’Espagne face au Chili dès le 22 mai, mais également les scores exacts des rencontres entre la Côte d’Ivoire et le Japon, ou l’Italie et l’Angleterre. Et si c’était à lui que les parieurs sportifs devaient faire confiance ?


France : un écran géant à Paris si…

Alors que la Mairie avait annoncé dans un premier temps qu’elle n’installerait pas d’écrans géants dans la capitale pour la Coupe du monde, elle a affiné jeudi sa position : les Parisiens pourront voir les matchs des Bleus sur l’espanable de l’Hôtel de Ville, à condition que l’équipe de France accède aux huitièmes de finale de la compétition. (Crédit photo : Luc Viatour, Wikimedia Commons)

Les Parisiens vont pouvoir suivre les matchs des Bleus sur un écran géant : après quelques semaines d’incertitudes, le premier adjoint à la Mairie de Paris Bruno Julliard a annoncé jeudi sur France Bleu 107.1 que le dispositif serait mis en place sur devant l’Hôtel de Ville. A une condition : que les Bleus atteignent les huitièmes de finale de la Coupe du monde.

Un petit revirement puisque la Mairie de Paris avait décidé fin mai qu’aucun match du Mondial brésilien ne serait diffusé dans un endroit public. La préfecture de police avait alors pris acte de cette décision, laissant entrevoir la possibilité que d’autres projets puissent être déposés avant la fin du Mondial.

Le titre du PSG, un bien mauvais souvenir

Pourtant, la Mairie nous a expliqué jeudi matin que sa position n’avait pas changé entre la fin du mois de mai et aujourd’hui. « Si la ville a décidé de ne pas placer d’écrans géants dans la rue plus tôt, c’est parce qu’elle s’est basée sur une expertise estimant qu’il y avait eu peu de fréquentation et un très faible engouement des Parisiens sur la première phase de groupes des précédents Euros et Coupes du monde« , a expliqué Krystel Lessard, membre de l’équipe de presse de l’Hôtel de Ville.

« Si les Bleus se qualifient pour les huitièmes, nous pourrons installer rapidement un écran géant devant la Mairie de Paris pour accueillir au mieux les Parisiens et les touristes et faire plaisir à tous ceux qui souhaiteraient suivre ces retransmissions ».
Autre raison officielle du premier refus de la Mairie : la « bonne gestion du budget de la ville« . Raison officieuse : la Mairie a pu être refroidie par les incidents qui avaient émaillé la célébration du titre du PSG sur l’esplanade du Trocadéro.

L’ambiance d’un stade dans la rue

Le premier « non » de l’Hôtel de Ville avait été accompagné d’un léger sentiment de déception par les amateurs de football de la capitale. Jeux olympiques, Coupes d’Europe, Coupes du monde : au cours des dernières années, la place du Trocadéro, le Champ de Mars ou encore l’esplanade de l’Hôtel de Ville avaient souvent été le lieu de rendez-vous de tous les supporters – français ou étrangers – venus vivre ensemble des événements sportifs auxquels ils n’avaient pu se rendre.

Ces retransmissions en plein air avaient souvent donné naissance à des ambiances dignes de celles que l’on peut vivre dans les tribunes d’un stade de foot, comme ici en 2010 lors de la finale Espagne-Pays Bas, diffusé au pied de la Tour Eiffel.

Des images que l’on pourrait donc bientôt revoir à Paris… si les Bleus sortent sans encombres de leur groupe E. En attendant, les supporters français, mais également algériens, camerounais ou encore ivoiriens peuvent toujours se rabattre vers les nombreux bars de la capitale qui ne manqueront pas de retransmettre l’événement, et ce dès jeudi soir avec le match d’ouverture Brésil-Croatie.